Valérie Trierweiler continue d’adapter sa carrière de journaliste autour
de son nouveau statut de première dame potentielle. Paris Match a annoncé vendredi que la compagne de François Hollande, ne prendrait plus part «à la vie collective» de l’hebdomadaire jusqu’à la fin de la campagne présidentielle. «La direction de
Paris Match et Valérie Trierweiler sont convenues d'un commun accord que Valérie, qui continue d'être une journaliste de plein exercice du magazine, s'abstiendrait de toute participation à la vie collective du journal (conférences de rédaction, bouclages)», détaille un bref communiqué.
Certains
se demandaient s’il fallait voir dans ces lignes lapidaires
une mise au placard. Ce n’est pas le cas, a clarifié Valérie Trierweiler. Elle continuera à écrire dans les pages cultures, dans lesquelles elle officie depuis 2007. Après une période complexe au sein du magazine, cette décision a été prise en pleine concertation avec elle, a affirmé à l’AFP l’ancienne journaliste politique, qui travaille depuis 22 ans à
Paris Match. «Il ne s'agit pas d'une mesure de défiance à mon égard mais simplement de la reconnaissance du fait que de journaliste, je suis devenue sujet pour
Paris Match». Si en conférence de rédaction le magazine décide de mettre le couple Hollande-Trierweiler en Une, la journaliste ne pourra pas intervenir, explique-t-elle. Côté Lagardère, propriétaire de Paris Match,
une source a expliqué au
Point que le journal ne «voulait pas se priver pas d'une paparazzade».
Le Point affirme en effet qu’au lendemain de l’investiture de François Hollande Valérie Trierweiler a refusé d’apparaître en couverture. Situation exceptionnelle, note
Le Point, la reporter pourrait poursuivre en justice son employeur en cas de violation de la vie privée.
«Si je suis embarquée dans la campagne, j'en tirerai les conséquences»
Cette mise en retrait n’est pas une surprise. Valérie Trierweiler y fait allusion dans une
interview publiée ce week-end dans
Elle. Mais le passage a, semble-t-il, moins été remarqué que le communiqué de
Paris Match. «Pour mon métier de journaliste, j’aviserai moi-même si je ne suis plus en mesure de l’exercer correctement. A
Paris Match, je m’abstiendrai d’assister aux conférences de rédaction. Et, bien sûr, je ne me mêle pas des articles concernant François avant publication», confiait-t-elle au magazine féminin. «Si je considère que je suis embarquée dans la campagne, j'en tirerai les conséquences», a redit Valérie Trierweiler, vendredi, à l’AFP. «Mais le véritable
démarrage de la campagne ne sera pas avant février», veut-elle croire.
Dès le premier tour de la primaire, dominé par François Hollande, Valérie Trierweiler avait
arrêté son émission politique ("2012 portraits de campagne") sur Direct 8. «Je ne pouvais pas, par déontologie, accompagner François là où je le voulais tout en faisant des interviews politiques», décrypte la journaliste de 46 ans à
Elle. Interrogée par le magazine féminin sur les critiques visant sa consœur
Audrey Pulvar, qui était montée sur scène au côté d’Arnaud Montebourg, Valérie Trierweiler confiait «trouver injustes ces jugements. On ne suspecte jamais un homme d’être influencé par sa femme».
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